Face à la multiplication des cyberattaques visant les services de l’État, l’ANSSI renforce son dispositif de réponse. Compromissions de comptes, phishing, vol d’identifiants et violations de données placent plus que jamais la sécurisation des identités et des accès au cœur des stratégies de cybersécurité. Dans ce contexte, l’authentification forte, et notamment l’authentification matérielle résistante au phishing, constitue une barrière essentielle.

Cyberattaques : l’État renforce sa réponse

Les cyberattaques qui ont récemment touché plusieurs administrations françaises ont conduit l’État à accélérer sa stratégie de cybersécurité.

Le 7 septembre 2026, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) a annoncé la mise en place de REACTIV – REponse & ACTion Interministérielle face aux Violations de données.

Ce nouveau dispositif opérationnel vise à renforcer la capacité de réaction, d’intervention et d’assistance de l’ANSSI auprès des ministères confrontés notamment à des compromissions de comptes utilisateurs et à des violations de données.

Dans le cadre de REACTIV, l’autorité de l’ANSSI est également renforcée : l’Agence peut demander aux ministères de prendre, dans des délais contraints, les mesures immédiates nécessaires à la protection des données des citoyens.

Cette nouvelle réponse vient compléter la Feuille de route des efforts prioritaires en matière de sécurité numérique de l’État 2026-2027, dont le Premier ministre a demandé d’accélérer la mise en œuvre.

DGFiP, notaires : des cyberattaques qui rappellent l’importance de sécuriser les accès

À l’été 2026, la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a révélé des accès illégitimes à son système d’information reposant sur l’usurpation des identifiants d’un agent et d’un tiers habilité. Ces accès ont conduit à la consultation et à l’extraction de données concernant plusieurs centaines de milliers de particuliers et professionnels.

Plus récemment, le notariat français a été confronté à une vaste campagne de cyberattaques. Selon une enquête publiée par Le Monde en septembre 2026, plus de 500 offices auraient été touchés et les fraudes associées auraient représenté plusieurs dizaines de millions d’euros.

Ces événements rappellent une réalité : l’identité numérique et les moyens permettant d’accéder au système d’information sont devenus des cibles privilégiées des cybercriminels. Lorsqu’un attaquant parvient à récupérer les identifiants d’un utilisateur légitime, il peut tenter de franchir les protections du système d’information (SI) en se faisant passer pour une personne autorisée.

Pour les professions manipulant des données confidentielles, des transactions financières ou des documents à forte valeur juridique, la sécurisation de ces accès est donc particulièrement critique.

Détecter les cyberattaques, mais aussi sécuriser la porte d’entrée

Les outils de détection et de protection du système d’information – SOC, EDR/XDR, SIEM, protection des postes de travail ou filtrage réseau – restent indispensables. Mais une stratégie de cybersécurité efficace repose sur une défense en profondeur, qui intègre également la sécurisation des identités et des accès.

La Feuille de route des efforts prioritaires en matière de sécurité numérique de l’État 2026-2027 place justement le renforcement de l’authentification et de la gestion des accès parmi ses priorités. Face à des systèmes d’information de plus en plus répartis entre différents sites, environnements et clouds, elle souligne l’importance croissante des processus d’identification, d’authentification et d’autorisation.

Ces principes sont au cœur des démarches Zero Trust, préconisées par la feuille de route pour les entités les plus matures : l’accès aux ressources ne repose plus sur une confiance implicite, mais sur la vérification de l’identité de l’utilisateur et de ses droits d’accès.

Cette stratégie prévoit notamment le renforcement de l’authentification multifacteur (MFA) pour les comptes les plus sensibles et la poursuite de la généralisation de ProConnect pour l’accès des professionnels aux services numériques de l’État.

L’enjeu est majeur : un mot de passe peut être volé, divulgué ou récupéré lors d’une campagne de phishing. Il ne s’agit donc plus seulement de détecter un attaquant une fois entré dans le système d’information, mais aussi de l’empêcher d’y accéder avec des identifiants compromis.

Pour sécuriser efficacement les accès sensibles et s’inscrire dans cette logique de Zero Trust, il devient ainsi essentiel de dépasser le seul couple identifiant/mot de passe et de s’appuyer sur des mécanismes d’authentification plus robustes.

L’authentification forte : renforcer la protection des identités et des accès

L’authentification forte permet de ne plus faire reposer la sécurité d’un accès sur le seul couple identifiant/mot de passe. Elle s’appuie sur plusieurs catégories de facteurs permettant de vérifier l’identité de l’utilisateur :

  • ce qu’il connaît : un mot de passe, un code PIN ;
  • ce qu’il possède : un smartphone, une clé de sécurité, une carte à puce ;
  • ce qu’il est : une caractéristique biométrique, comme une empreinte digitale ou la reconnaissance faciale.

En combinant ces mécanismes ou en utilisant des technologies cryptographiques plus robustes, l’objectif est de rendre l’usurpation d’une identité numérique beaucoup plus difficile, même lorsqu’un mot de passe a été compromis.

FIDO2 et Passkeys : vers une authentification Passwordless et résistante au phishing

Le standard FIDO2 va plus loin en remplaçant les secrets partagés, comme les mots de passe, par un mécanisme de cryptographie à clé publique.

La clé privée utilisée pour l’authentification reste protégée dans l’authentificateur et n’est jamais transmise au service distant. Les identifiants FIDO2 sont associés au site ou au service pour lequel ils ont été créés.

Cette architecture permet une authentification résistante au phishing et constitue le socle technologique des Passkeys.

Les Passkeys permettent ainsi d’aller vers une authentification Passwordless, c’est-à-dire sans mot de passe. L’utilisateur n’a plus besoin de créer, mémoriser et saisir un mot de passe pour accéder au service. Il utilise sa Passkey et autorise son utilisation localement, par exemple par un code PIN ou la biométrie sur son smartphone ou son ordinateur, ou via un dispositif physique dédié tel qu’une clé de sécurité ou une carte à puce.

Selon le type de Passkey et l’environnement choisi, celle-ci peut également être synchronisée entre plusieurs appareils afin de faciliter son utilisation au quotidien.

Le Passwordless apporte ainsi un double bénéfice :

  • plus de sécurité, en supprimant le mot de passe et les risques associés à son vol, sa réutilisation ou sa divulgation
  • plus de simplicité pour l’utilisateur, qui n’a plus à mémoriser de mots de passe complexes ou à les saisir à chaque connexion

FIDO2 et les Passkeys permettent ainsi de concilier sécurité renforcée, résistance au phishing et simplicité d’utilisation.

FIDO2 et authentification matérielle : un niveau de sécurité renforcé

Pour les environnements les plus sensibles, FIDO2 peut également être utilisé avec un authentificateur matériel dédié, comme une clé de sécurité USB ou une carte à puce FIDO2.

Dans cette configuration, le credential cryptographique est associé à un dispositif physique détenu et contrôlé par l’utilisateur. L’authentification repose ainsi à la fois sur la robustesse cryptographique de FIDO2 et sur la possession d’un équipement dédié.

Cette approche permet notamment de conserver les credentials dans un authentificateur distinct du poste de travail ou du smartphone et de mieux maîtriser leur attribution, leur utilisation et leur cycle de vie.

Elle permet également de bénéficier d’une expérience Passwordless avec un dispositif matériel dédié : l’utilisateur peut accéder au service sans saisir son mot de passe, en utilisant directement son authentificateur FIDO2, avec une vérification locale de l’utilisateur lorsque celle-ci est requise.

L’authentification matérielle FIDO2 constitue ainsi l’une des approches les plus robustes pour protéger les accès contre le phishing et le vol d’identifiants, particulièrement adaptée aux comptes à privilèges, aux environnements sensibles et aux entreprises ou administrations exigeant un haut niveau de sécurité.

Clés de sécurité USB ou cartes à puce FIDO2 permettent ainsi de faire de l’identité numérique une véritable barrière de protection à l’entrée du système d’information.

NEOWAVE : des produits FIDO2 conçus et fabriqués en France

La protection des identités numériques est au cœur de l’activité de NEOWAVE depuis près de 20 ans.

NEOWAVE conçoit et fabrique en France des dispositifs matériels d’authentification forte destinés aux administrations, entreprises et environnements nécessitant un haut niveau de sécurité.

Sa dernière génération de produits FIDO2 comprend les clés de sécurité Winkeo2J-A FIDO2 et Winkeo2J-C FIDO2, ainsi que les cartes à puce Badgeo Dual FIDO2 et Badgeo NFC FIDO2. Ces quatre produits permettent de mettre en œuvre une authentification matérielle FIDO2 résistante au phishing.

Ils bénéficient tous de la certification FIDO2 Level 2, attestant d’un niveau de sécurité renforcé de l’authentificateur. Ils sont également référencés par l’Agence du Numérique en Santé (ANS) comme moyens d’identification électronique compatibles avec Pro Santé Connect. NEOWAVE est ainsi devenu, en juillet 2026, le premier fabricant dont des dispositifs FIDO2 ont été référencés par l’ANS pour Pro Santé Connect.

Pour répondre à d’autres besoins de confiance numérique, NEOWAVE propose également une gamme QSCD / PKI, reposant sur des certificats numériques et permettant notamment de sécuriser les opérations d’authentification et de signature électronique, y compris dans le cadre des exigences du règlement eIDAS pour la signature électronique qualifiée.

NEOWAVE développe également des produits combinant plusieurs technologies au sein d’un même dispositif, associant par exemple FIDO2 et QSCD / PKI. Cette approche permet de réunir les bénéfices de l’authentification FIDO2 résistante au phishing avec les usages reposant sur les certificats numériques et la signature électronique.

Ces dispositifs répondent notamment aux besoins des professions manipulant des données confidentielles, des transactions financières ou des documents à forte valeur juridique, comme les offices notariaux. Pour ces environnements, les cartes à puce Badgeo peuvent être associées au lecteur professionnel LinkeoC-PRO, doté d’interfaces contact et sans contact NFC, pour sécuriser les usages liés aux cartes et aux certificats numériques.

FIDO2, QSCD / PKI ou combinaison de ces technologies : NEOWAVE propose différents niveaux et modes de sécurisation afin de répondre aux usages et aux exigences de chaque environnement, tout en s’appuyant sur un dispositif physique dont l’utilisateur conserve la possession.

Protéger les identités pour mieux protéger le SI

Les récentes cyberattaques le rappellent : la protection des systèmes d’information passe aussi par la sécurisation des identités et des accès.

L’authentification forte, les dispositifs matériels et les technologies résistantes au phishing comme FIDO2 constituent aujourd’hui des éléments essentiels d’une stratégie de défense en profondeur.

La cybersécurité ne doit pas seulement détecter l’attaquant après son entrée. Elle doit aussi rendre cette entrée beaucoup plus difficile.

Pour plus d’informations :
NEOWAVE : https://www.neowave.fr
Boutique FIDO : https://authentication-web.com/
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